La cranberry, ou canneberge, est un excellent remède contre les infections urinaires. Cette propriété approuvée par l’Afssa permet de diminuer le recours aux antibiotiques. Mais la canneberge aurait d’autres bienfaits…

Grâce à ses composants bioactifs, la canneberge présente un effet atténuant sur les infections urinaires, les maladies cardiovasculaires et le cancer. Les mécanismes d’action de la canneberge vont des actions antioxydantes et anti-inflammatoires à l’induction de l’apoptose cellulaire, en passant par le maintien de la santé bucco-dentaire et plus récemment, de la santé digestive.

 

Pourquoi consommer la cranberry ?

Toute petite et pourtant très riche, chaque baie de cranberry regorge de propriétés médicinales. En voici les plus importantes :

Lutte contre les infections des voies urinaires

Les infections urinaires se caractérisent par la présence de bactéries dans l’urine. Les recherches suggèrent qu’une substance présente dans la canneberge (D-mannose) peut aider à prévenir les infections des voies urinaires. En effet, elle empêcherait les bactéries de s’accrocher aux cellules situées le long des parois des voies urinaires. Elle serait également capable de réduire le nombre d’infections urinaires chez les hommes atteints d’hyperplasie bénigne de la prostate.

Propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires

Les composés phytochimiques et les polyphénols de la canneberge sont capables d’exercer des fonctions antioxydantes et anti-inflammatoires élevées. D’ailleurs, plusieurs essais cliniques portant sur l’amélioration de la santé cardiovasculaire en témoignent. Ces deux fonctions produisent des actions directes révélées par la diminution de peroxydation lipidique. La peroxydation lipidique est une réaction en chaîne entraînant la formation de radicaux libres. Ces derniers étant les principaux responsables du vieillissement cellulaire de l’organisme.

Propriétés anticancéreuses

Plusieurs études confirment l’action inhibitrice de la canneberge sur plusieurs types de cancers, y compris les cancers de l’œsophage, de l’estomac, du côlon, de la vessie et de la prostate. Les mécanismes d’inhibition comprennent l’induction de la mort des cellules malignes par apoptose, nécrose et autophagie ainsi que l’altération d’espèces réactives de l’oxygène. La canneberge est également une source d’épicatéchine, de quercétine et d’acide ursolique, qui sont tous de puissants agents antitumoraux.

Action antibactérienne

Au cours des deux dernières décennies, les recherches scientifiques ont permis d’élucider le rôle possible des proanthocyanidines contenues dans la canneberge. Elles servent notamment dans la prévention des caries, de la parodontite et du cancer de la bouche. Elles empêchent les bactéries responsables de la plaque dentaire (essentiellement le streptococcus mutans) d’adhérer aux gencives et de se déposer dans les cavités buccales. Ainsi, cette baie constituerait une solution de choix pour améliorer l’hygiène de santé bucco-dentaire.

Maintien du probiote intestinal

Le microbiote intestinal joue un rôle dans la régulation de l’homéostasie énergétique, du métabolisme du glucose et des lipides et de l’inflammation systémique. Tous ces facteurs associés aident au maintien de la santé cardiométabolique. En effet, les proanthocyanidines de la canneberge sont avant tout des antimicrobiens naturels. Ils interfèrent avec la colonisation de E.coli et de H.Pylori dans les intestins et atténuent les dysfonctionnements de la barrière intestinale provoqués par des agressions alimentaires. Leur consommation permet ainsi de rétablir l’équilibre intestinal, améliorer la digestion et soulager de multiples troubles du système digestif.

cranberry

 

Comment consommer la cranberry ?

En matière de prévention, il est tout à fait possible de consommer de la canneberge en fruit séché ou en jus. Mais lorsqu’il s’agit d’un traitement, ce n’est plus suffisant. Concrètement, il faut boire 300 ml (3 verres) de jus de fruit, contenant 25 % de pur jus de canneberge pour avoir l’équivalent d’une gélule dosée à 36 mg de produit actif. 36 mg étant la dose de proanthocyanidines recommandée selon l’Afssa pour limiter la récidive des infections urinaires et des cystites. D’où l’intérêt des compléments dans certains cas. Ces derniers sont disponibles sous forme de comprimés ou de gélules.

Source : https://www.santescience.fr/cranberry-canneberge/

L'auteur :

François Chevallier

Praticien en Naturopathie

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