L’alimentation vivante c’est quoi ?

C’est un mode de vie qui se rattache à un mouvement plus vaste, le crudivorisme, mouvement qui comprend plusieurs sous-groupes : les granivores (consommer surtout des graines), les frugivores (surtout des fruits), les instinctos (consommer les aliments, dont des produits animaux, sans les mélanger), les liquidariens (presque uniquement des jus), et les adeptes de l’écologie alimentaire (consommer cru, mais de tout, y compris viandes et insectes). Le point commun de tous ces régimes alimentaires est que les aliments sont consommés majoritairement crus ou en totalité.

crudivorisme

Par ailleurs, on consomme des aliments qui n’ont subi aucune transformation, exception faite de la germination, de la fermentation et de la déshydratation qui est tolérée (<40°). Bien que ce régime soit habituellement végétalien, certaines variantes de ce régime incluent les viandes et le poisson crus.

Des arguments « crudivores » assez logiques :

  • Tout d’abord, pour les crudivoristes, l’aliment cru est vivant, alors que l’aliment cuit est mort. Au-delà des termes, il y a une réalité physique :l’état colloïdal de la cellule de l’aliment cru et frais spécifie le vivant ; alors que l’état floculé de la cellule cuite symptômatise la mort de celle-ci.

  • Une quantité importante de vitamines, sels minéraux et enzymes sont détruits durant la cuisson. La chaleur exigée par une cuisson normale (c’est-à-dire au-delà de 120°, dès 40° pour certaines) détruit inexorablement les vitamines A, B5, B6, B9, B12, B15, C, E et F. De plus, l’eau de cuisson prélève, dans tous les cas, jusqu’à 70% des minéraux, plus une bonne partie des quelques vitamines épargnées par la chaleur.

  • D’autre part, toute cuisson modifie, physiquement, la composition chimique de l’aliment. Certaines substances, en passant de l’état cru à l’état cuit, vont donc devenir toxiques, ou même simplement inassimilables.

smoothie fraise

 

​Inversement, dans l’optique de certains autres systèmes diététiques, comme la macrobiotique du Japonais Oshawa, la cuisson de la nourriture est non seulement souhaitable, mais pratiquement indispensable, afin de conférer aux aliments une qualité énergétique qu’ils ne possèdent pas crus, qualité qui serait vitale pour l’homme, et expliquerait même son intelligence et sa supériorité sur les animaux. Il faut également noté que dans certains cas, la cuisson améliore aussi la biodisponibilité des nutriments; la quantité de lycopènes (antioxydant) des tomates, par exemple, double après 30 minutes de cuisson. La cuisson ramollit aussi les fibres alimentaires de certains aliments et les rend moins irritantes pour l’intestin. La cuisson a aussi le grand avantage de détruire les micro-organismes pathogènes et de nous protéger des toxi-infections et peut aussi détruire les allergènes de certains aliments.

Le débat est loin d’être clos, d’un point de vue idéologique et scientifique sur le sujet. Rien de mieux que d’expérimenter (ou de cerner son terrain avec un professionnel*) par soi-même pour savoir si cela nous correspond et nous fait du bien.

Article rédigé par Maëlle Feret formatrice nutri-santé et coach en alimentation.

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La recommandation lecture de Nana T.

       

L'auteur :

Chris Martin-Passalacqua Créatrice de NanaTuropathe

Naturopathe, enseignante, auteure de plusieurs ouvrages ainsi que de programmes de formation en ligne. Chris partage depuis 2015 sa vision de la naturopathie : 100% pragmatique et 0% mysticisme via son Blog Nana-Turopathe afin de rendre le "Mieux être" accessible à toutes ! (Et tous!)

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