Les adolescents… « Toujours vautrés sur le canapé », « jeunes et fatigués, ça n’a aucun sens ! ». Et pourtant, entre 10 et 18 ans, garçons comme filles ont toutes les raisons d’avoir un sacré coup de pompe. Pourquoi cette fatigue adolescente, et comment les aider ? Zoom naturopathique.

La puberté, une période intense et éprouvante

Entre 10 et 18 ans, et la plupart du temps en l’espace de 5 ans, les adolescents multiplient leur poids par deux et grandissent d’en moyenne 26 cm. Ces bouleversements créent une augmentation en flèche des besoins nutritionnels mais aussi des besoins de récupération. Imaginez l’adolescence comme une période de construction, presque une deuxième naissance et vous y êtes.

Pendant ces années, l’adolescent expérimente des changements corporels radicaux, une affirmation de l’identité qui se modèle avec des périodes de questionnement existentiel et psychique, et une évolution sa vie sociale, scolaire, familiale via la quête de sa future orientation et situation. De quoi être pour le moins chamboulé.

L’adolescence est également une période qui n’est pas exempte de soucis de santé : c’est pourquoi il est très important en cas de fatigue inhabituelle ou intense de consulter son médecin avant d’entreprendre quoi que ce soit au niveau naturopathique. C’est le médecin et lui seul qui sera à même de diagnostiquer si la fatigue n’est pas inquiétante et relève de mesures hygiéno-diététiques ainsi que de la gestion du stress et des émotions ou si elle indique une problématique de santé plus préoccupante.

 

Soutenir l’adolescent fatigué grâce à l’alimentation

Au cours de l’adolescence, les besoins nutritionnels et caloriques augmentent au gré des poussées de croissance et peuvent presque doubler par rapport à ceux des adultes. Il n’est pas rare pour un adolescent sportif en pleine croissance de connaître des périodes avec des besoins qui se rapprochent de 4000 kcalories par jour.

Evidemment, impossible de donner une valeur précise tant cela peut varier en fonction de la taille, du poids, du terrain familial et de l’activité physique pratiquée ou non !

Il est en revanche fondamental de préserver tant que possible un rythme alimentaire sain, qui évite de sauter des repas et limite les grignotages intempestifs. Cela n’est pas toujours facile car l’adolescence est aussi le temps où la nourriture revêt une dimension sociale d’intégration au groupe. Manger au fast food, consommer des sucreries avec des amis, autant de moments de vie sociale associés à la nourriture. Le parent qui s’efforce de faire avaler un petit déjeuner coûte que coûte et qui donne des fruits secs à la place d’une viennoiserie pour la collation du matin risque fort de ne pas rencontrer un franc succès…

Comment faire alors ? Optons pour un compromis qui laisse une certaine latitude à l’adolescent tout en proposant une alimentation qui le préserve des coups de pompes.

Quelques conseils généraux :

– Limitez les petits déjeuners trop sucrés à base de céréales transformées et de viennoiseries à une consommation occasionnelle. Préférez des porridges, voire des petits déjeuners salés sous forme de sandwichs pourquoi pas ! Si la faim ne se fait pas sentir au réveil, ce qui est fréquent, une collation est possible pour éviter la fringale et le coup de barre de 11h avec hypoglycémie.

– Proposez une alimentation riche en acides gras poly-insaturés, en zinc, en calcium et en vitamines du groupe B mais aussi en vitamine E, et parfois en fer. La plupart des adolescents ont des apports insuffisants du fait de la surutilisation liée à la croissance. Plus la croissance est rapide, plus les risques de carence sont élevés. Cette alimentation riche passe par un recours à des aliments non transformés, variés et de saison.

– Le calcium ne passe pas forcément par les produits laitiers : il se trouve notamment dans les légumes à feuilles vertes, les eaux minérales, les oléagineux… Une bonne hydratation avec une eau suffisamment minéralisée assurera des apports en calcium de façon beaucoup plus saine qu’une consommation excessive de produits laitiers qui sont souvent pollués et trop riches en sucres ajoutés et en mauvaises graisses.

Un soutien en micronutrition peut être utile en plus d’une alimentation équilibrée. Mais avant d’opter pour des compléments alimentaires en particulier en vitamine D et en fer, un bilan chez le médecin est souhaitable.

 

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Préserver un sommeil de qualité chez l’adolescent

Cela peut paraître évident, mais parfois, un adolescent est fatigué parce qu’il ne dort pas assez ! Smartphones, marathons de séries télévisées, jeux en ligne… Autant de tentations qui n’existaient pas pour la génération des parents d’aujourd’hui et qui rebattent les cartes en terme de sommeil.

A titre indicatif, les besoins en sommeil chez l’adolescent restent élevés : environ 10h. Et pourtant, le temps réel passé à dormir chez les adolescent est plus proche de 7 à 8h, chez certains beaucoup moins. Demandez donc, sans jugement aucun, combien d’heures de sommeil réelles compte votre adolescent, s’il s’endort à côté de son téléphone allumé, s’il se lève la nuit pour consulter des messages… Vous serez surpris de la réponse. Pas étonnant dans ce contexte que 80% des adolescents se disent fatigués au réveil.

L’anxiété chez l’adolescent est également fréquente et peut mener à une baisse de qualité et de quantité du sommeil, ce qui constitue un cercle vicieux car le manque de sommeil peut exacerber l’anxiété et le risque de dépression ainsi que l’irritabilité.

Faire le point régulièrement avec son ado et en parler librement peut aider à identifier des problèmes insoupçonnés, en ayant recours si besoin à une tierce personne de confiance, la communication étant plus délicate à certains moments entre les parents et leurs enfants.

Il est donc important de se préoccuper de la qualité du sommeil chez l’adolescent, et de le laisser dormir, même si les grasses matinées le week-end ne constituent pas un réservoir qui permet de veiller en semaine, entendons-nous bien !

Quelques conseils :

– Préserver une heure régulière de lever et de coucher
– Mettre en place un environnement calme et frais dans une chambre aérée régulièrement
– Favoriser une routine de coucher sereine
– Organiser le travail scolaire pour éviter les rushs : pas de révisions stressantes au dernier moment !
– Avoir une activité physique régulière
– Proposer des outils de gestion du stress à intégrer pour favoriser l’endormissement
Toutes ces pistes sont à exploiter de façon personnalisée lors d’un suivi en naturopathie.

 

Conclusion naturopathique : être attentif à l’équilibre de vie de votre adolescent

Les adolescents sont soumis à énormément de contraintes, qu’elles soient liées à la puberté et la croissance ou aux changements de vie et contraintes sociales ou scolaires. Il est primordial d’avoir ces données à l’esprit lorsqu’on aborde la fatigue chez l’adolescent afin d’accueillir au mieux son ressenti et surtout de l’aider à cheminer le plus harmonieusement possible.

 

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L'auteur :

Élodie Bocher-Rajalu Praticienne en Naturopathie

Curieuse de nature, enseignante férue de théâtre, d’écriture et maman de deux enfants, je mets mon énergie au service de toutes mes passions. Pour moi, un accompagnement en naturopathie peut se faire sans culpabilité, en douceur et même dans la bonne humeur ! Je me suis spécialisée dans la prise en charge des parents épuisés et du burnout parental.

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