Problématique cutanée extrêmement fréquente à l’adolescence, l’acné pourrit la vie de nombreux jeunes, allant du petit inconfort avec quelques boutons jusqu’à une réelle souffrance psychologique et physique quand elle est très visible et inflammatoire. 80 pour cent des jeunes sont atteints à des degrés divers. Alors, que faire face à une acné indésirable ?

 

L’acné juvénile : la puberté passe par la peau

A l’adolescence, la puberté provoque un bouleversement hormonal chez les garçons comme les filles. Cela a un impact sur la peau car les glandes pilo-sébacées sont sensibles aux hormones sexuelles. Ces glandes, nous en avons une pour chaque pore de la peau, assorties d’un poils chacune, du petit duvet au vrai poile de barbe ! A l’adolescence, tout se transforme, on constate ainsi :

Une augmentation de la production de sébum. La peau devient plus grasse, voire luisante. Chez les jeunes filles, le cycle menstruel qui se met en place peut également jouer sur la production de sébum et l’ouverture des pores qui permet l’écoulement de sébum.

Un épaississement de la peau : les couches supérieures de la peau ont tendance également à créer une barrière qui laisse moins bien s’écouler le sébum à cause des peaux mortes. Le teint est également plus terne, la peau moins lisse.

Mais alors, pourquoi cette inflammation et ces boutons blancs ? C’est une bactérie qui est responsable de l’inflammation de la glande sébacée, Propionibacterium acnes de son petit nom. Elle prolifère grâce au sébum et à un terrain favorable, libérant au passage des substances pro-inflammatoires.

En conséquence de cela et selon le terrain familial, on peut donc avoir quelques microkystes ou points noirs comme une acné très inflammatoire et douloureuse, qui s’étend du visage jusqu’au dos et au torse chez certains.

 

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Les choses à ne surtout pas faire quand on a de l’acné

Ne percez pas vos boutons ! Et oui, cela paraît évident, pourtant la tentation est grande devant le miroir lorsqu’on voit une petite tête blanche apparaître, ou un point noir.

Percer un bouton n’est pas la bonne solution car en faisant sortir le contenu de la glande sébacée, vous allez déverser une grande quantité de bactéries (le liquide blanc en contient énormément) et ensemencer les glandes sébacées voisines. De quoi se programmer d’autres boutons dans le futur.

De plus, triturer le bouton va le faire rougir davantage et exciter encore plus la glande sébacée qui va réagir en produisant davantage de sébum. Pour l’acné avec kystes (les boutons durs et en relief), cela peut même laisser des cicatrices disgracieuses. Il vaut mieux opter pour un camouflage discret avec un correcteur non comédogène.

Ne décapez pas la peau matin et soir ! Par le passé, certaines modes ont pu laisser penser qu’il était bon d’enlever l’excès de gras et donc d’utiliser un nettoyant matin et soir, suivi d’une lotion astringente pour bien assécher la peau.

Il est admis maintenant que trop nettoyer la peau n’est pas une solution et que cela crée une hyperséborrhée (sécrétion de sébum) en réaction en plus de perturber le microbiote cutané ; nous avons des bactéries naturellement présentes sur la peau pour nous protéger, il est illusoire de vouloir se décaper dans l’idée de récupérer une peau de bébé. Un nettoyage le matin avec un nettoyant sans tensio-actifs agressifs et une routine douce le soir avec une huile comme l’huile végétale de Jojoba suivie d’un hydrolat de geranium rosat, légèrement astringent, préservera davantage le film hydro-lipidique de la peau.

Pour le maquillage, il conviendra d’utiliser des produits non occlusifs le plus possible en vérifiant la composition, (pas de dimethicone, silicones et compagnie !) mais aussi… de faire des pauses en mode « no makeup », et ce surtout s’il y a port d’un masque, sous peine d’étouffer votre peau et de boucher davantage les pores.

 

 

Bien manger pour lutter contre l’acné à l’adolescence

L’alimentation a un impact direct sur la qualité de la peau. En effet, en tant qu’émonctoire secondaire, la peau va évacuer les déchets de type colle via les glandes sébacées, surtout si un émonctoire comme le foie est surchargé.

Les déchets appelés colles sont fortement présents dans l’alimentation industrielle, les farines blanches raffinées, les sucres transformés en tout genre, mais aussi les produits laitiers.

Les laits animaux, surtout celui de vache auront en plus un double effet car ils ont un impact sur la sphère hormonale, donc sont susceptible d’augmenter l’excitation des glandes sébacées.

Il sera primordial d’opter pour une alimentation la plus saine possible : fruits et légumes frais, riche en zinc et en vitamines du groupe B !

Faites le test avec votre ado : n’a-t-il jamais eu une recrudescence de boutons après avoir un peu abusé des fast-food, pizzas ou bonbons ?

 

Les plantes pour lutter contre l’acné

Quelques huiles essentielles seront amies de la peau de vos ados, plutôt que des cosmétiques à la composition douteuse.

  • L’huile essentielle de géranium d’Egypte : elle est cicatrisante, astringente et matifiante, avec une action anti-bactérienne sans pour autant perturber la flore naturelle de la peau. Si vous ne trouvez pas de géranium d’Egypte, sachez que les huiles essentielles de géranium bourbon ou géranium rosa sont assez proche en composition.
  • L’huile essentielle de cèdre de l’Atlas : elle a un effet exfoliant et anti-inflammatoire qui permet d’affiner le grain de peau et de lutter contre l’excès de cellules mortes qui forment une couche de kératine.
  • L’incontournable huile essentielle d’arbre à thé ou tea tree est la référence pour agir directement sur les boutons en local.

Il importera de les choisir bio et chémotypées, et de faire toujours un test d’allergie. Attention à également ne pas utiliser les huiles essentielles en excès dans l’idée « plus on en met, mieux c’est » : ce sont des substances hautement concentrées qu’il faut manier avec précaution

 

Conclusion : armons-nous de bienveillance et de patience pour lutter contre l’acné.

Cela prend du temps de lutter contre l’acné, mais il est possible d’améliorer la situation à force de patience et de douceur. Les techniques de gestion du stress seront également un plus, car l’anxiété et le stress ont tendance à empirer les problématiques comme l’acné. Courage donc !

Rappelons-nous que la vraie vie n’est pas comme un filtre instagram qui transforme la peau en surface siliconée, lisse, parfaite, et que nous avons le droit d’avoir des imperfections sans en avoir honte.

 

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L'auteur :

Curieuse de nature, enseignante férue de théâtre, d’écriture et maman de deux enfants, je mets mon énergie au service de toutes mes passions. Pour moi, un accompagnement en naturopathie peut se faire sans culpabilité, en douceur et même dans la bonne humeur ! Je me suis spécialisée dans la prise en charge des parents épuisés et du burnout parental.

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