Visage gonflé le matin, vous n’arrivez plus à mettre vos bagues ? Vous avez pris 2 à 3 kilos en 48 h ? Vous n’entrez plus dans vos chaussures à une certaine heure de la journée ? Vous êtes surement victime de rétention d’eau ! Problématique souvent féminine mais qui touche aussi les hommes.

 

La rétention d’eau, qu’est ce c’est ?

Notre corps contient environ 65% d’eau. La rétention d’eau est une accumulation excessive d’eau dans les tissus de l’organisme.
C’est un déséquilibre des fluides dans l’organisme qui vont migrer à l’extérieur des cellules vers les tissus au leur lieu de rester dans celles-ci. Les cellules qui la stockent se mettent à grossir d’où le gonflement de certaines zones corporelles. On parle de rétention d’eau lorsque le corps stocke plus d’eau dans les tissus qu’il n’en élimine.

 

Rétention d’eau et œdème c’est pareil ?

On fait souvent l’amalgame mais en réalité, l’œdème est une complication de la rétention d’eau. L’œdème est un gonflement d’un organe particulier ou d’un tissu spécifique en conséquence à une rétention d’eau excessive.

SAVIEZ-VOUS ? La lymphe contribue également au transport de l’eau dans l’organisme. A la différence du sang, le liquide lymphatique est jaune et ne bénéficie pas de l’aide des battement du cœur pour faciliter sa progression dans le corps. Ce sont les mouvements du corps ainsi que les contractions musculaires qui permettent sa circulation. En restant trop longtemps statique, la lymphe peut mal circuler et s’accumuler dans certaines zones, notamment les jambes. Ainsi, l’eau qui constitue la lymphe n’est plus filtrée jusqu’aux reins et se stocke dans les cellules environnantes et provoque un gonflement.

 

Les causes de la rétention d’eau

Elles sont multiples.

  • Un déséquilibre alimentaire, un excès de sel ou l’intolérance à un aliment, les carences en vitamines, des  troubles digestifs.
  • Un déséquilibre hormonal : la pilule contraceptive, un traitement progestatif inadapté, le syndrome prémenstruel ou la grossesse peuvent générer des symptômes de rétention d’eau. L’hypothyroïdie est aussi souvent associée avec l’oedème.
  • Une inflammation, une entorse par exemple va créer un œdème de la zone qui disparaîtra en traitant la cause auprès de son médecin.
  • Une mauvaise circulation sanguine va  surcharger le système lymphatique et provoquer de la rétention d’eau.
  • La prise de certains médicaments pour l’hypertension par exemple à signaler auprès de votre médecin.

 

Du côté de l’assiette

Privilégiez des protéines de qualité : Des protéines végétales, présentes dans les céréales complètes, les légumineux (quinoa, soja, riz, lentilles, …), les oléagineux (amandes, noix, noisettes, …).

Une bonne hydratation : Une rétention de liquide peut également nuire à une bonne circulation lymphatique. Il est donc important de boire beaucoup d’eau (au moins 8 verres par jour). On peut également réduire la rétention d’eau en limitant la consommation de sel. Cependant ne buvez pas beaucoup d’eau à la fois. En effet, une trop grande quantité d’eau absorbée en une seule fois constitue une surcharge de travail pour les reins. Il vaut mieux boire de petites doses en choisissant une eau faiblement minéralisée tout au long de la journée, y compris quand la soif ne se fait pas directement sentir.
Vous pouvez aussi boire du thé vert qui possède un fort pouvoir diurétique, en augmentant les mictions il favorise l’élimination d’eau ou une boisson drainante maison > recette par ici.

Du sel avec parcimonie !
Le sel retient l’eau dans votre corps. Si vous avez l’habitude de saler tous vos plats, réduisez tout simplement. Évitez de  consommez des aliments transformés qui contiennent souvent une quantité très élevée de sel.

Gare au sucre ! Tout comme le sel, le sucre favorise le stockage d’eau en faisant considérablement augmenter les niveaux d’insuline, qui elle-même freine la capacité du corps à dégager le sel. Essayez donc de limiter tous les éléments qui en contiennent en excès comme les pâtisseries, sodas, gâteaux, confiseries, les glaces…

On augmente le magnésium et le potassium 
Le magnésium et le potassium aident les échanges cellulaires. Ces minéraux aideront à diminuer la rétention du sel et à augmenter l’élimination des liquides par l’urine. De bonnes sources de magnésium comprennent les noix, les grains entiers, le chocolat noir et des légumes verts. Les aliments qui renferment du potassium limitent la rétention d’eau en favorisant la régulation du sodium dans l’organisme. Les épinards, les champignons, la roquette , les bananes ou encore les patates douces sont à privilégier. Il est possible de trouver un supplément qui contient du magnésium et du potassium pour équilibrer l’eau intra-extra cellulaire.

Des fruits et légumes pour les fibres : En régulant votre le transi, les fibres alimentaires vont aider à lutter contre la rétention d’eau. Les asperges , le concombre, l’ananas, melon, pastèque etc …

 

Hygiène de vie contre la rétention d’eau

L’activité physique : La circulation de la lymphe résulte essentiellement des mouvements du corps et de la contraction des muscles. Bougez, et vous augmenterez votre circulation lymphatique de façon radicale. Nager est un excellent moyen pour favoriser le drainage lymphatique. Une heure de natation permettrait à la lymphe de couvrir la distance qu’elle parcourt normalement en 24 heures.

Évitez de rester debout  en faisant du « sur place » de manière prolongée, il faut bouger le plus possible. Le soir à la maison, relevez les jambes à l’aide d’un coussin afin qu’elles soient plus hautes que le bassin pendant au moins 15 minutes.

Évitez les vêtements serrés qui empêchent la bonne circulation du sang et donc favorisent la rétention d’eau.

La respiration profonde : Le mouvement du diaphragme, ce muscle qui sépare le thorax et l’abdomen, permet de «relancer» la circulation lymphatique. Des techniques de respiration que l’on utilise pour le chant, les arts martiaux, le yoga, permettent d’assouplir et d’étirer le diaphragme. Il sera alors plus efficace.

Le brossage à sec : Permettra de drainer en douceur > on vous en parle ici en détail !

Le drainage lymphatique : Alors je serai plutôt sur le réserve sur cette pratique, qui certes donnent d’excellents résultats mais encore faut-il que les émonctoires soient libres pour le pratiquer ! C’est comme si vous rouliez sur une nationale encombrée, puis que vous décidiez de prendre une autoroute (drainage lymphatique) mais que les sorties de celui-ci soient bouchées : résultat >> on avance pas plus c’est même pire ! Donc pour pratiquer un drainage lymphatique il faut vraiment libérer ses émonctoires un minimum.

Par contre s’il est pratiqué dans les règles de l’art il peut s’avérer utile lorsque l’oèdème est déjà bien installé. Cette technique de massage doux est réalisé par les masseurs-kinésithérapeutes. C’est une succession de petites pressions répétitives avec les mains ; celles-ci ont pour but de pousser la lymphe vers les ganglions lymphatiques. C’est pourquoi un massage lymphatique doit être léger, réalisé dans un seul sens (celui de la circulation de retour) et chaque séance doit durer au moins une heure pour être efficace.Cette technique se révèle particulièrement efficace pour les membres inférieures.

 

Les plantes « anti » rétention d’eau

Utilisation de plantes nettoyantes du sang et de la lymphe : Il est aussi possible d’avoir recours aux bienfaits de la phytothérapie qui met à notre disposition des plantes drainantes qui favorisent l’élimination des déchets. En général ces plantes s’adressent plus spécifiquement à l’un ou l’autre des grands émonctoires (organes permettant l’élimination des déchets hors de l’organisme). On peut ainsi utiliser pour favoriser le travail du foie des plantes comme l’artichaut, le desmodium, le radis noir ou le pissenlit.

Pour venir en aide aux reins on privilégie la piloselle ou le pissenlit. Ces plantes drainantes pourront être associées à des plantes diurétiques comme la bruyère ou la queue de cerise. Cette dernière est la plus connu, elle agit directement sur les reins, en les stimulant, et ainsi favorise une meilleure élimination des liquides corporels. On la prend en infusion dans de l’eau bouillante après chaque repas. L’élimination sera ainsi facilitée et le système lymphatique retrouvera ainsi toute son activité.

 

L’aromathérapie à la rescousse !

Certaines huiles essentielles seront très utiles contre la rétention d’eau. Je vous en cite quelques-unes :

  • L’huile essentielle de lentisque pistachier (Pistacia lentiscus L.) est une excellente drainante. Elle permet d’améliorer la circulation sanguine, de stimuler la lymphe et la circulation des fluides corporels. Cette huile possède également des propriétés réparatrices pour les tissus cellulaires. !! Précautions : Demander un avis médical avant son utilisation si vous êtes épileptique ou asthmatique. Interdite chez la femme enceinte et allaitante et aux enfants de – de 6 ans. C’est une HE irritante pour la peau, il faut donc la diluer à 20 % dans une huile végétale avant toute application cutanée (20 % d’huile essentielle avec 80 % d’huile végétale). L’idéal est de consulter un aromathérapeute, ou un professionnel de la naturopathie.

 

  • L’huile essentielle de cyprès toujours vert (Cupressus sempervirens L.) est timulante et drainante. Elle empêche l’accumulation et favorise le dégonflement des zones touchées. !! Précautions : Cette HE doit être diluer à 20 % dans une huile végétale avant toute application cutanée (20 % d’huile essentielle et 80 % d’huile végétale). Cette huile essentielle peut aussi être utilisée en application cutanée diluée chez les femmes enceintes, sur avis médical.Cette HE est déconseillée si vous avez des antécédents de cancers hormonodépendants (seins, utérus, testicules…) ou en cas de mastose ou de fibrome.L’idéal est de consulter un aromathérapeute, ou un professionnel de la naturopathie.

 

  • L’huile essentielle de Genévrier (Juniperus communis L.) facilite le drainage, en particulier les voies urinaires et biliaires permettant de favoriser l’excrétion de l’eau. C’est une HE incourtournable dans les cas de rétention d’eau et d’œdèmes. !! Précautions : L’utilisation de cette huile essentielle doit se faire à faible dose et sur une courte durée. L’HE de Genévrier est irritante pour la peau, il faut donc la diluer à 20 % dans une huile végétale avant toute application cutanée (20 % d’huile essentielle avec 80 % d’huile végétale).Ne pas l’utiliser cette HE en cas de lésion cancéreuse hormono-dépendante (sein, ovaire, utérus, prostate) et déconseillée en cas d’inflammation rénale, de néphrite ou d’insuffisance rénale. Risque de néphrotoxicité en cas de surdosage et d’utilisation prolongée par voie orale. L’idéal est de consulter un aromathérapeute, ou un professionnel de la naturopathie.

***

Prochainement, une formation thématique en ligne.

Téléchargez dès maintenant notre catalogue de formations

pour être averti en avant-première de nos formations et bénéficier d’un tarif préférentiel !

***

L'auteur :

Stéphanie Mezerai - Praticienne en naturopathie

Praticienne et Formatrice en naturopathie. Stéphanie est une passionnée d'écriture et auteure de plusieurs ouvrages. Elle a aussi plusieurs cordes à son arc : la cohérence cardiaque et la gestion du stress. Créatrice du programme "Happy Ménopause©" et "Détox Zéro Sucre©", elle consulte sur Montauban (82)

Lire tous les articles de

Visiter son site Internet