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En tant que femmes, de par notre nature cyclique, nous faisons quotidiennement l’expérience de variations hormonales, entre autres depuis nos premières règles et jusqu’à notre ménopause (mais également après cette dernière!).

Cela est d’autant plus observable par nous-même lorsque nous ne ne prenons pas de contraception hormonale, et que notre santé nous permet de vivre nos cycles de manière naturelle.

Quelles sont les influences de cette nature cyclique sur notre vie quotidienne ? Sur notre vie sexuelle ? Comment adapter nos vies à nos variations hormonales et surtout, quelle est l’utilité de le faire ?

Les divers moments du cycles, différents états d’être au monde et à soi

La première partie de notre cycle (du premier jour des règles jusqu’aux alentours du 14ème jour) est marquée entre autres par l’augmentation de la sécrétion d’œstrogènes, dont le taux arrive à son apogée au moment de l’ovulation.

Cette première partie de cycle se traduit en l’occurrence par une augmentation progressive de la libido, ainsi qu’une hausse de notre énergie et de notre désir de manière générale : on a envie d’aller dans le monde, d’initier des projets, de passer à l’action, d’entrer en lien avec autrui, de faire plein de choses, etc. C’est une période intense d’action ; on a le peps, le désir et la créativité pour cela, et l’ovulation constitue l’apogée de tout ces phénomènes.

Si l’on faisait un parallèle avec les saisons, on pourrait dire que la première partie du cycle menstruel (surtout la phase pré-ovulatoire) correspondrait au printemps, et l’ovulation à l’été ! Les maîtres mots seraient : action, et monde extérieur !

Puis, une fois l’ovulation passée, la progestérone entre en jeu et augmente progressivement, tandis que diminuent les œstrogènes.

Cette période se caractérise par une volonté de retourner vers et en soi-même. C’est un moment plus intérieur, plus introspectif. On se pose, on écoute notre intériorité, on ralentit … Éloge de la douceur et de la lenteur !

L’énergie diminue, se dirige davantage vers l’intérieur ; et le désir, qu’il soit de nature sexuelle ou non, diminue progressivement.

Les quelques jours avant les règles, on ressent de la fatigue, et les lunes peuvent même être très éprouvantes pour certaines d’entre nous.

Si l’on reprenait ce parallèle avec les saisons, cette seconde partie du cycle correspondrait à l’automne et à l’hiver. Moment de calme, d’intériorité, où la nature se repose et se régénère. Les maîtres-mots seraient : retour à soi, et intériorité.

Il s’agit là de notre nature profonde, de femme ; plus on va avoir conscience de notre corps et de ses mouvements, plus on ressentira ces variations d’humeur, d’énergie, de désir, d’être et de faire.

Adapter ma vie quotidienne à mon cycle

Si l’on souhaite vivre en osmose avec son corps au naturel et avec sa nature cyclique (Surtout lorsqu’on peut le faire, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas!), il est important d’essayer autant que faire se peut d’adapter sa vie quotidienne en fonction de son énergie du moment, et donc de sa période de cycle !

En effet, nous ne pouvons pas exiger de nous la même énergie lorsque nous sommes en phase pré-ovulatoire, où concrètement nous allons dans le monde, passons à l’action, investissons le lien à l’autre (qui que soit cet autre), que lorsque nous sommes à 2 jours de nos lunes, où nous ressentons fatigue, envie de rester tranquille à la maison, voire variations émotionnelles dues au syndrome pré-menstruel pour certaines…

Comment s’y prendre, me direz-vous ? Dans un premier temps, observez-vous : quels sont les moments durant lesquels vous avez le plus d’énergie, vous êtes plus fatiguée, vous avez davantage de désir, vous faîtes preuve de créativité, vous avez envie d’aller dehors, au contraire de rester chez vous, etc. ?

Puis, mettez ces informations en lien avec les périodes de vos cycles : règles, période pré-ovulatoire, ovulation, période post-ovulatoire, syndrome pré-menstruel si c’est le cas, etc. Vous trouverez sûrement des tendances générales !

Ensuite, pour adapter concrètement votre vie quotidienne, voici quelques exemples précis :

– Lors de la première phase du cycle (la phase d’énergie, du dehors) : prévoyez vos sorties, moments de sport intensif, et rendez-vous professionnels décisifs (moins simple lorsqu’on n’est pas à son compte et qu’on dépend d’une hiérarchie, j’en conviens…) ; vous êtes en forme, vous êtes en lien avec le monde, vous avez envie de dire/faire/créer plein de choses, etc.

– Lors de la seconde partie du cycle (phase de la douceur, de la lenteur et du retour sur soi) : faîtes la part belle aux moments cocooning, thé entre copines à la maison, soirées en amoureux, séries télé, etc. N’hésitez pas à décharger un maximum votre emploi du temps des activités nécessitant de l’énergie à mettre dehors, et privilégiez ce qui a trait à l’introspection et l’intériorité.

Cela ne veut pas dire que vous ne pourrez plus travailler mais simplement que vous vous donnez la possibilité de travailler autrement (de chez vous, par exemple) !

Parfois, certains rendez-vous ne peuvent pas être déplacés ; qu’à cela ne tienne, si le reste du temps, vous écoutez votre corps et votre cycle, cela se passera bien mieux pour vous et vous ressentirez de toute manière moins de fatigue !

Et la sexualité dans tout cela ?

Eh bien c’est pareil : n’en déplaisent à tous ces magazines et émissions qui claironnent à qui veut bien les entendre que nous devons absolument faire l’amour plusieurs fois par semaine, 365 jours par an, et toute notre vie durant s’il-vous plaît, n’allons pas exiger de nous-même un désir constamment élevé, une libido du tonnerre et une créativité à toute épreuve, c’est physiologiquement impossible ! Laissons parler notre corps : il saura nous guider selon le moment du cycle.

Quelques exemples, là encore, pour vous guider :

– En première partie de cycle, la fréquence de vos rapports sexuels sera peut-être plus élevée car vous avez encore une fois l’énergie pour. Vous pouvez également privilégier à ce moment-là les parties de jambes en l’air plus expansives, plus expressives, plus créatives, si telle est votre envie bien sûr.

– Réservez donc les moments intimes plus doux, plus lents (Pourquoi ne pas privilégier le slow sex ?) et peut-être moins érotisés à la seconde partie de votre cycle ! Cela ira de paire avec l’intériorité, le retour à soi et la douceur de cette période-là.

A quoi cela va me servir, tout ça ?

S’aligner avec sa nature cyclique, c’est prendre conscience des mouvements de son corps et de sa vivance. C’est être à l’écoute de soi-même à chaque instant, dans une acceptation, une bienveillance et un non jugement.

A partir du moment où l’on s’écoute, on se fait du bien, on sait ce qui est bon pour nous, on prend soin de soi et on se préserve.

On préserve notre énergie, notre désir, notre créativité. On ne va pas à l’encontre de la nature, mais on fait avec, on vit avec, et on en fait pleinement partie.

Et être profondément en accord avec qui on est, au plus profond de nous-même, n’est-ce-pas finalement ce que nous recherchons tous ?

Images :

http://femininsacre.com/feminin-sacre-chamane-du-jour-8-janvier-la-femme-cyclique/

http://www.atma-yoga-reunion.fr/18.html

http://femininsacre.com/events/stage-feminin-sacre-eveil-de-luterus/

http://www.chakradance.com/blog/what-is-a-chakra-anyway

http://www.aime-toi.fr/lappel-du-feminin-sacre/

https://www.etre-et-feminin.com/single-post/2015/02/14/Arch%C3%A9types-du-F%C3%A9minin

https://www.feminitude.fr/rv-du-feminin-paris/

 

L'auteur :

Marjorie Cambier - Sexothérapeute & Psychologue clinicienne

Sexothérapeute et psychologue clinicienne, j’accompagne les femmes présentant des troubles sexuels, à s’en délivrer, à développer leur féminité et à (re)trouver une sexualité épanouissante et satisfaisante pour elles. Je suis également spécialisée dans le domaine du traumatisme psychique et ai auparavant exercé plusieurs années dans une cellule d’urgence.

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