Je vous ai déjà parlé des perturbateurs endocriniens et les désagréments de ceux-ci pour la santé. Mais entre les packaging des flacons et leur contenu, comment m’y retrouver ? Mais qu’est-ce qu’il reste ? Comment on fait pour rester belle sans en payer le prix fort ?

J’entends déjà certaines d’entre-vous dire “Oui bon de toute façon ça fait 50 ans que je mets ça alors …maintenant c’est un peu tard !” Soyez pas si négative, déjà si vous êtes ici à me lire c’est que votre santé vous intéresse, et puis changer ça se fait à petits pas de bébé. Alors commençons par ce qu’on peut déjà faire.

On se lance dans les produits de beauté maison ?  

Cela peut être une alternative, faire son maquillage soi-même c’est pas si compliqué et on trouve facilement les produits de base sur différents sites. Bon OK vous n’avez pas le temps, alors on fait quoi ?

Éliminons d’abord le plus nocif

naturo maquillage nocif 2

D’abord, commençons par énumérer les produits à supprimer : lingettes, auto-bronzants, anti-transpirants et vernis à ongles traditionnels. Ils sont pleins de vilaines substances chimiques, toxiques et hyper-agressives.

Ensuite, vous pouvez vous lancer dans la chasse aux parabènes. Présents dans de nombreux produits cosmétiques tels que les shampoings, les crèmes et autres produits de beauté, ils sont pourtant accusés de perturber vos hormones : ce sont des perturbateurs endocriniens.

Mais il n’y a pas que les parabènes. Une multitude d’autres perturbateurs endocriniens peuplent nos salles de bain, et le problème est qu’ils agissent même à des doses minimes. Une étude récente a même montré que 40% des cosmétiques classiques en contiendraient au moins un !

Parmi les plus pollués : vernis à ongles, fond de teint et make-up pour les yeux. A l’inverse, moins de 2% des produits “Bio” en contiendraient.

Le maquillage est le royaume des couleurs synthétiques. Les colorants azoïques, présents dans les rouges à lèvres et les fards à paupières (et dans les colorants pour cheveux), sont les plus critiqués. Certains sont admis chez nous, en France et interdits ailleurs : on les identifie par les lettres « CI », suivies d’un chiffre (CI 12085, etc.).

Chouette alors je passe au Bio !

L’alternative ? Foncer sur les gammes de produits de beauté écologiques. Attention, bien entendu, ça n’est pas parce que le flacon est vert ou qu’il est écrit “naturel” que cela veut dire “Bio”.

Pour être sûre que votre produit répond bien à des critères en termes de santé et d’environnement, vérifiez qu’il porte l’écolabel européen ou les labels “Eco-cosmétique” ou “Bio-cosmétique”.

Le label Cosmébio garantit que 95 % des ingrédients sont d’origine naturelle et que 10 % sont issus de l’agriculture biologique. Les labels Nature et Progrès et BDIH apportent encore plus de garanties. En revanche, se méfier des marques qui utilisent le mot bio à tout bout de champ, mais qui ne sont pas labellisées.

Ces labels sont nombreux et l’on peut les reconnaître par des logos (« BIO », « ECO ») mais attention, les labels ne se valent pas tous !  Pour connaître les valeurs de chaque label il faut se référer au cahier des charges. Face à la profusion de labels nationaux, de nouveaux labels européens apparaissent.

naturo LABEL BIO

Le maquillage Bio quelle différence ?

naturo flower 1

Tout d’abord sa composition. Les ingrédients utilisés ne sont pas les mêmes que ceux utilisés pour un make-up traditionnel. Le maquillage bio revendique le plus souvent l’absence de colorants synthétiques, substances allergènes, parabens, conservateurs… ce qui fait de ces produits une bonne alternative pour les peaux très sensibles.

Tout comme les produits cosmétiques classiques, les produits bios sont composés principalement de principes actifs et d’additifs. En cosmétique biologique, on utilise souvent une eau florale qui s’ajoute à des huiles et des graisses végétales d’olive, d’argan et même d’abricot, de quoi vous donner un teint de pêche ! Dans le maquillage classique, on retrouve plutôt des huiles et des graisses minérales jugées dangereuses par l’OMS, des éléments extraits du pétrole (comme la paraffine ou la vaseline), des produits de synthèse (comme le silicone), ainsi que des graisses végétales ou des matières premières d’origine animale. Le maquillage bio remplace ces éléments par des actifs naturels comme les huiles et les graisses issues des fruits et des graines naturelles comme le macadamia, l’onagre, le beurre de karité ou la cire de riz. Contrairement aux produits classiques, les additifs tels que les parfums et colorants présents dans le make-up bio ne sont pas synthétiques. Le parfum est procuré par des huiles essentielles biologiques comme le citron, la rose, le géranium…

Ensuite, le maquillage bio contribue au respect de l’homme et de l’environnement. La protection des animaux est un enjeu important en cosmétique bio puisque les extraits animaux et les tests sur les animaux sont interdits. Le développement durable est également une notion primordiale, puisque les emballages sont tout ou partie recyclables et que les sociétés s’engagent à produire de manière non polluante. Les matières premières naturelles sont en grande partie issues de l’Agriculture Biologique, ce qui garantit le respect du vivant et des cycles naturels et favorise le respect de l’agrosystème et de la biodiversité.

Mon maquillage sera-t-il aussi réussi ?

naturo maquillage nocif

D’ un point de vue esthétique, le maquillage bio donne le même rendu qu’un maquillage traditionnel ; on peut réaliser des effets naturels mais aussi sophistiqués. La capacité de couvrance des fonds de teint et des fards est moins importante dans le bio, et ce pour votre bien-être mesdames puisque votre peau respire plus ! La seule chose qui change réellement c’est qu’il n’existe pas de waterproof (résistant à l’eau) et d’intransférable (sans trace) en bio.

De plus, on croit souvent que le maquillage bio est plus cher que le maquillage traditionnel, mais en réalité, cela dépend vraiment des marques ! Sur le marché du maquillage bio les fourchettes de prix sont plus resserrées, ce qui fait que l’entrée de gamme est un peu plus élevée, mais que le haut de gamme bio est franchement plus accessible que le haut de gamme traditionnel. Il est donc possible de se maquiller bio à un prix convenable pour le plus grand bien de votre peau et de notre planète !

Allez,  quelques conseils !

  • Evitez le formaldéhyde, substance cancérigène utilisée dans les vernis à ongles, les durcisseurs, etc., que l’on décèlera sous le nom de 2-bromo-2-nitropropane-1 ou 3-diol, ou quaternium-15.
  • Fuir l’EDTA, un renforçateur qui favorise le mélange des ingrédients, ou encore le Bha, potentiellement cancérigène, présents dans les rouges à lèvres, fond de teint, etc.
  • Préférer les produits qui ont le moins de composants possibles (certains en contiennent 85), plus la liste est courte, mieux c’est. En règle générale, on dit que si on peut ingérer le produit c’est qu’il est pas nocif ! Bon j’ai pas encore essayé de manger mon mascara, mais pourquoi pas lol !!
  • Lire les étiquettes : bien que la majorité des marques soient en train de supprimer le paraben de leurs produits, celui-ci apparaît encore sous le nom méthyl ou buthylparaben. Gare au methylisothiazolinone, un vieux conservateur que les industriels ont ressorti pour remplacer le paraben et qui est très allergisant.

 La recommandation lecture de Nana T. , LA bible indispensable du décryptage de vos produits cosmétiques:



L'auteur :

Stéphanie Mezerai - Naturopathe & Gestion du Stress

Mon intérêt pour les plantes et "le" naturel a toujours été présent dans ma vie surtout à la naissance de mes enfants. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée au fil des années, vers cette formation de naturopathe et d'iridologue, qui est venue consolider mes connaissances personnelles en la matière. Ma première profession étant auxiliaire de puériculture formée en soutien à l'allaitement, cela me permet une approche différente auprès des jeunes mères et aux femmes enceintes. Naturopathe, Intervenante en cohérence cardiaque et Gestion du Stress Je consulte sur Montauban (82)

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