Le mot SOPHROLOGIE vient de :

« SOS » harmonie,
« PHREN » esprit, intérieur, et
« LOGOS » science.

Vous avez déjà toutes et tous entendu parler de SOPHROLOGIE … et il est important de savoir que lorsque quelque chose est à la mode, ça a tendance à se développer tout azimut, avec « à boire et à manger » hélas, ce qui ne donne pas une bonne image.
La seule « vraie » Sophrologie est la SOPHROLOGIE CAYCEDIENNE, dont le nom vient de son fondateur : ALFONSO CAYCEDO, Professeur Colombien en Neuropsychiatrie né en 1932. Il a créé la sophrologie dès le début de la sophrologie dans les années 50 suite au traumatisme qu’il avait rencontré en voyant les méthodes de traitement brutales (électrochocs, sur-médication, comas insuliniques, …). En 2010, il a déclaré la SOPHROLOGIE CAYCEDIENNE comme « au point » et a remis à sa fille NATALIA CAYCEDO, neuropsychiatre également, le soin de poursuivre son œuvre.
Il s’agit donc d’une NEUROSCIENCE qui permet de vivre mieux.
C’est une méthode de dynamique d’harmonisation de l’être. C’est le discernement de son propre état interne.
Il n’y a ni mentalisation, ni visualisation. C’est une méthode qui permet d’accéder à l’équilibre entre le corps et l’esprit.
Il ne s’agit en rien d’un travail intellectuel mais d’un travail purement corporel. La Sophrologie ne soigne pas, elle permet d’apprendre aux autres (et à soi en priorité) à aller bien. Ce n’est pas ce que l’on dit qui est important, c’est ce que l’on est. La principale difficulté c’est de lâcher prise et ensuite de permettre aux autres de lâcher prise.

Comme beaucoup de choses dans les méthodes qui visent à « mieux comprendre ce que/qui je suis », et quelque soit la technique ou la méthode, tout est basé sur l’observation. Je me regarde (à l’intérieur, et c’est ce simple regard intérieur que je porte sur moi, à un certain moment, qui change ce que je suis.)

Le travail se fait au niveau des 3 niveaux de conscience :

Conscience Pathologique (la conscience de notre vie passée)
Conscience Ordinaire (la conscience au quotidien)
Conscience Sophronique (conscience conquise)

C’est au niveau SOPHROLIMINAL (état que l’on peut qualifier de semi-conscience, et état que nous connaissons à minima, 2 fois par jour : Juste avant l’endormissement, et juste avant le réveil) que le cerveau est en état d’intégration et qu’il nous écoute (il va donc intégrer notre message)
Puisque je fais référence au cerveau, il est indispensable d’en connaître les fonctions quotidiennes :

Le cerveau gère en 1ère activité l’HOMEOSTHASIE (équilibre interne) (à une exception près : la respiration. Celle-ci peut devenir consciente.) Nous appelons cela la gestion HOMEOSTHASIQUE de l’environnement.
Le cerveau capte l’environnement en général (fonction gestion de l’environnement).

Comment faire pour réduire la 2ème activité ?

C’est la SOPHROLOGIE (par l’acte sophrologique qui va permettre de réduire l’activité.) Nous allons donc avant tout procéder à une réduction MUSCULO-SQUELETTIQUE : Pour cela nous allons nous :

Isoler de l’extérieur
Adopter la bonne posture (debout, pieds écartés d’une largeur de 40 centimètres environ et les pointes légèrement orientées vers l’extérieur – posture du 1er degré)
Fermer les yeux
Lâcher prise (à tout les niveaux de notre corps)
Relaxer
Opérer une détente MUSCULO-SQUELETTIQUE

Ensuite, nous allons procéder à la réduction MENTALE ou CULTURELLE :
Par la réduction culturelle (nos à priori, nos jugements), nous allons favoriser l’intégration par notre cerveau :
La réduction MUSCULO-SQUELETTIQUE nous permet d’être dans notre corps et la réduction culturelle permet l’apparition de la conscience du corps. Phrase essentielle dans la compréhension de la SOPHROLOGIE, nous allons :

METTRE DU CORPS DANS L’ESPRIT

Pour votre découverte de la Sophrologie, je vous propose tout d’abord de faire connaissance avec les 3 Techniques de base ou Techniques-clés

La Sophronisation de base (mettre du corps dans l’esprit) : Nous prenons possession de notre corps. Cette technique se fait en posture debout (Posture du 1er degré) afin de pratiquer une activation et en posture assise (Posture du 2ème degré) afin de pratiquer une intégration (le cerveau capte). Il convient de pratiquer auparavant, une réduction MUSCULO-SQUELETTIQUE. L’I.R.T.E.R. (Inspiration, Rétention, Tension, Expiration, Relâchement) facilite la descente progressive vers l’état SOPHROLIMINAL.

Le SOPHRO DEPLACEMENT du Négatif : Se saisir de quelque chose, en l’occurrence, toutes les parties de son corps. Rassembler le négatif à l’inspiration par la VOULITION – ou INTENTIONNALITE sur l’inspiration – et le chasser à l’expiration. Pour rassembler le négatif, seul le fait d’entendre le mot « négatif » nous permet de rassembler le négatif et de donc pouvoir le chasser à l’expiration. Il n’y a pas lieu de vouloir à tout prix mettre quelque chose derrière le mot « négatif ». En SOPHROLOGIE, il faut laisser venir le phénomène. Il convient de « ne rien faire »
La SOPHRO ACTIVATION Vitale : Mettre le positif sur l’inspiration et le diffuser dans tout le corps sur l’expiration. L’intentionnalité est ici sur l’expiration. Et ce, exactement de la même manière que nous avons procédé pour le SOPHRO DEPLACEMENT DU NEGATIF. Sans rien faire !

Le schéma qui suit va vous permettre de comprendre l’acte sophronique sur nos 3 états de conscience :

sophrologie-caycedienne-3Cliquez sur l’image pour agrandir

Les premières séances de sophrologie vont nous permettre de parcourir le chemin de A vers B : Grâce aux 3 techniques clés que je viens de vous présenter. Nous allons doucement et naturellement descendre vers l’état SOPHROLIMINAL (état où notre cerveau a la faculté d’intégration d’un enfant de – de 5 ans, c’est-à-dire 40 fois plus performant que celui d’un adulte englué dans ses croyances et traumas.

Les phases d’intégration qui suivront, en posture assise (posture du second degré), nous permettront d’accomplir le chemin de B vers C et de transmettre des messages bienveillants à notre cerveau.

En gros, et de façon très simplifiée, à chaque fois que nous allons dire à notre cerveau « Je vais bien », un nouvel engramme (une émotion positive, en vert sur le schéma) viendra se positionner dans notre Conscience Pathologique, enfouissant petit à petit les engrammes négatifs (en rouge sur le schéma, traumas de notre passé). Plus il y aura de nouveaux engrammes positifs, plus il nous sera difficile d’accéder aux engrammes du Passé quand nous sommes « dans notre tête ».
Les messages positifs et nouveaux engrammes, à force de séances (entraînements) viendront remplir tour à tour les Consciences Ordinaires et Sophroniques.

 

 

L'auteur :

Denis Fourrier-Sophrologue

Né en janvier 1961 à Namur en Belgique. Après une agrégation pour l'enseignement de l'Anglais, du Néerlandais et de l'Allemand (c'est normal en Belgique, ça ne fait pas de moi un surdoué) en 1985, J'ai débarqué en France en octobre 1989 et suite à un problème d'équivalence de diplôme, j'ai travaillé comme commercial et, en parallèle, fait un Master RH, obtenu en 1996. Je me suis installé à mon compte comme Consultant Formateur. Activité réalisée autour des formations en Management et en RH. Ensuite intégration d'un Groupe Socio Médical comme consultant, puis responsable formation, puis consultant international senior. En 2013, j'ai choisi de suivre une formation (toujours en parallèle) en 2 ans en Sophrologie Caycédienne. Ma première rencontre avec la sophrologie eut lieu en 2001 lorsque j'ai fait connaissance avec le préparateur mental de Justine Henin. J'ai mis 13 ans à réaliser mon rêve. Enfin l'être humain : Je me qualifierais d'humaniste et je suis heureux d'avoir rencontré d'autres humanistes dans cette équipe. Je préfère nager avec les dauphins que faire partie du monde des requins. Ma philosophie : La vie est un échange, un partage. Tous les jours on a quelque chose à apprendre à quelqu'un et de quelqu'un. Donc il faut continuer tant que l'on a quelque chose à partager !

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