Le syndrome des ovaires polykystiques est une problématique hormonale très répandu chez les femmes. Les mécanismes physiopathologiques ne sont pas connus à ce jour. Mais nous savons que c’est l’assemblage d’une multitude de facteur qui le provoque.

Il entraine une production excessive d’androgènes, en particulier de testostérone, habituellement produite en petite quantité dans l’organisme féminin. Il en résulte une élévation du taux de testostérone dans le sang des femmes concernées.

On retrouve alors de nombreux microkystes autour des ovaires. En théorie les follicules murissent pour se transformer en ovocytes (cellules qui deviendra un ovule), mais l’excès d’androgène bloque cette maturation. Les follicules se remplissent d’eau et deviennent des kystes.
Ce qui se manifeste par des symptômes qui sont les suivants :

  • Des troubles de l’ovulation : l’ovulation se faisant mal ou pas, les cycles deviennent irréguliers plus de 35 à 40 jours voir sont absent (aménorrhée). Ils entrainent alors une infertilité dans 50% des cas.
  • Un excès d’hormones males (hyperandrogénie) : l’augmentation du taux de testostérone entraine un excès de pilosité, de l’acné une chute de cheveux voire alopécie.
  • Des troubles métaboliques : l’hyperandrogénie provoque un excès de graisse prédisposant le corps à une résistance à l’insuline et au diabète. Ces personnes ont des risques accrus d’avoir des problèmes cardio-vasculaires. Cela entraine un prédiabète, du cholestérol, un surpoids.

 

 

Les causes du SOPK

Le déséquilibre hormonal amenant au SOPK n’est pas identifié, mais des pistes penchent pour une cause ovarienne et centrale.
L’hypophyse ainsi que l’hypothalamus (glandes sécrétrices hormonales du cerveau) régulent la production de deux hormones FSH e LH qui organisent le cycle des ovaires. Leur quantité varie en fonction du moment du cycle, gérant ainsi la fabrication d’hormones par les ovaires induisant l’ovulation.

Dans le cas de SOPK, on observe une sécrétion perturbée :
– La LH est trop élevée et n’augmente plus en milieu du cycle empêchant ainsi l’ovulation
– Les ovaires sécrètent trop d’hormones males augmentant la testostérone dans le sang entrainant un excès de poils.
– Le taux d’insuline est trop élevé

Les causes de ces troubles sont multifactorielles :

  • Génétiques : il existe environ vingt gênes qui prédisposerait au SOPK
  • Epigénétiques : les antécédents familiaux entrainent un risque de développer ce syndrome.
  • Environnementales : les fameux perturbateurs endocriniens, sont montrés du doigt dans les SOPK.

 

Le syndrome évolue au fil du temps :

  • A 16 ans : hyperandrogénie et cycles menstruels irréguliers
  • Vers 25 -30 ans : hyperandrogénie et infertilité
  • Vers 45 ans : hyperandrogénie et intolérance aux hydrates de carbone
  • Après 55 ans : risque cardiovasculaire et diabète de type 2

 

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Comment se dépiste le SOPK ?

C’est dans le cadre d’un bilan gynécologique que le dépistage du SOPK pourra se faire car seul un gynécologue est apte à poser le diagnostic. Cela se fera à la suite d’un bilan gynécologique comprenant notamment des questions (concernant le cycle menstruel, durée, etc.), une analyse sanguine est généralement prescrite pour doser notamment les taux de certaines hormones :  le dosage de la FSH et de la LH, deux hormones produites par l’hypophyse, qui contrôlent la production hormonale ovarienne et le cycle ovarien. Mais aussi plusieurs autres molécules sont également dosées : prolactine, testostérone, delta 4 androsténedione, SDHA, 17 bêta-œstradiol, 17 hydroxy progestérone, TSH, et parfois la glycémie et l’insulinémie. Ainsi qu’un examen plus fonctionnel avec une échographie pelvienne, pour vérifier les ovaires.

Chez les femmes atteintes de SOPK, les ovaires peuvent être plus gros que la moyenne et comporter des petits kystes généralement bénins. L’on parle de “kystes”, néanmoins il s’agit plutôt de plusieurs follicules non arrivés à maturation dont le développement est bloqué par l’excès d’hormones androgènes, hormones dites masculines. On les retrouve de façon normale en petite quantité chez la femme car ils sont précurseurs de l’œstradiol (néanmoins chez les femmes atteintes de SOPK leur taux est généralement trop élevé).

Le diagnostic du SOPK est ce qu’on appelle un diagnostic d’éviction/d’exclusion. On entend par là que les symptômes du SOPK sont aussi des symptômes qui peuvent être liés à d’autres pathologies que le SOPK (hirsutisme, anovulation…). Donc on va d’abord chercher à regarder qu’il ne s’agit pas de ces pathologies là avant de conclure qu’il peut s’agir du SOPK. L’imagerie et la biologie seront utiles pour confirmer le diagnostic.

 

 

4 types de SOPK

C’est en fonction de ce profil que vous pourrez déterminer votre protocole de suivi naturopathique.

 

1 – Le SOPK : insulino-résistant 

Lors d’ingestion de sucre c’est le pancréas qui gère en sécrétant de l’insuline pour réguler le taux de sucre dans le sang. Parfois les cellules refusent que l’insuline intervienne et font de la résistance, engendrant une élévation du taux de sucre dans le sang. Le pancréas continue donc de produire l’insuline, elle va alors stimuler la production d’une hormone la testostérone, par les ovaires entrainant ce que l’on appelle l’hyperandrogénisme. Alors se manifeste acné, hyperpilosité et perte de cheveux, et surpoids voir prédiabète. L’objectif naturopathique sera :

  • Stabiliser la glycémie par une alimentation IG bas.
  • Mettre en place une activité physique douce.

 

 

2 – Le SOPK : Épuisement des surrénales :

Les glandes surrénales se trouvent sur les reins. Elles produisent le cortisol (hormones du stress) et des hormones androgènes. Ce profil de sopk touche celles d’entre vous qui sont sujettes à des stress répétés. Il entraine une production en excès du cortisol et des androgènes se répercutant sur le corps par une perte de cheveux et un excès de pilosité (hirsutisme), ainsi qu’un acné important. Les solutions naturopathiques se baseront sur :

  • La gestion du stress par divers outils et différentes techniques (relaxation, fleurs de bach sophrologie, cohérence cardiaque)
  • Mettez en place de la méditation chaque jour 5 minutes suffisent, pour cela vous pouvez télécharger des applications telles que (petit bambou ou headspace)
  • La cohérence cardiaque est un bon outil aussi
  • Dormir, se reposer ….
  • Une alimentation visant à nourrir les surrénales avec suppression des excitants

 

 

3 – Le SOPK : post pilule 

C’est à l’arrêt de la contraception orale que vous avez commencé à additionner plusieurs symptômes. Cela s’explique par le fait que la pilule inactive la production d’hormones sexuelles engendrant un gros dérèglement du système hormonal.
Quand vous arrêtez votre pilule toutes les hormones vont se remettent à « travailler » mais au ralenti ou en excès. Cela provoque la survenue brusque d’un SOPK à ce moment précis. L’objectif naturopathique sera :

  • Mettre en place une alimentation spécifique visant à stopper la production excessive d’androgènes
  • Remettre en place votre organisme en détoxifiant le foie, équilibrant la glycémie, restaurant le microbiote, « nourrir » les surrénales, réajuster le débalancement de la thyroïde.

 

 

4 – Le SOPK : inflammatoire

Les personnes souffrant d’inflammation chronique booste la fabrication de testostérone en excès par les ovaires et provoquer un SOPK. On retrouve les symptômes suivants : grande fatigue, troubles intestinaux, céphalées, douleurs dans les articulations, problème dermatologique (eczéma, psoriasis). L’objectif de la naturopathie sera de :

  • Repérer les causes exactes de cette inflammation chronique
  • Rééquilibrer l’alimentation (type hypotoxique)
  • Rééquilibrage du microbiote (dysbiose, parasite, candida)
  • Mettre en place un protocole adapté pour régler tous les petits maux

 

 

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L'auteur :

Angélique Oumaicha MOUFFLE-CASSEL | Naturopathe spécialisée en périnatalité

Installée en cabinet depuis 2011, je pratique la Naturopathie & Sophrologie. Spécialisée en périnatalité, j'accompagne des couples à la conception, des futures mamans durant leur grossesse et après l'accouchement ainsi que leurs bébés depuis maintenant 8 ans. Maman de 6 enfants, j'ai acquis de nombreuses techniques, outils , remèdes et surtout connaissances que je prend plaisir a partager. Et ce afin que chacun vive le plus naturellement possible chacune de ces merveilleuses étapes de la vie.

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