Mesdames, Messieurs, il est venu le temps des régimes. La saison des tenues légères et des maillots de bain bât son plein et celui de la restriction alimentaire avec.

Focus sur cette folie des régimes, qui détraquent nos besoins et sont parfois l’amorce de troubles du comportement alimentaire.

 

 

Anorexie, boulimie, hyperphagie, addiction, orthorexie, compulsion, mérycisme, purge, autant de problématiques de relation à l’alimentation qui peuvent de manière chronique avoir un impact néfaste sur l’état physiologique et mentale d’une personne. Les causes des TCA sont bien évidemment multi-factorielles et il serait bien réducteur d’incriminer uniquement la poursuite de régimes alimentaires.

Toutefois, la folie des régimes restrictifs et amaigrissants et leur récurrence entraînent une modification du rapport à la nourriture et des sensations physiologiques basiques qui nous constituent. Avec le risque de perdre complètement ses repères personnels et de se mettre en guerre avec son corps et son assiette.

 

De la peur de grossir vers les TCA

Beaucoup de personnes redoutent les saisons chaudes car il faut se dévêtir. Pas nécessairement par effet de mode, mais pour la simple raison que les températures augmentent et que les canicules induisent de retirer des vêtements pour supporter la chaleur. L’épreuve du short, de la jupette et du maillot de bain est une véritable souffrance pour certains. Le corps est visible et ses défauts supputés également.

Nous vivons dans une société en contradiction totale avec ces injonctions. Il faut rester mince, mais continuer à consommer. Ainsi, se retrouve t’on avec des images publicitaires totalement contradictoires de mannequins arborant l’image d’une « santé-beauté » parfaite buvant du soda ou mangeant des glaces. Cela crée une forme de dissonance cognitive visuelle perpétuelle, où il est visiblement facile de rester mince en mangeant en permanence et de la malbouffe de surcroît. Dans le même temps, on trouve ça et là des magazines, des émissions et des compléments alimentaires pour maigrir. « Perdez 3 kilos avant l’été », « Diète hyperprotéinée, le régime minceur miracle pour être belle sur la plage », « 5 méthodes pour maigrir vite »….. 

 

 

Si on va plus loin en psychologie sociale, on s’aperçoit que le véritable biais cognitif « Être gros est mal » existe vraiment. En 1994, le néologisme « grossophobie » naît du constat que les personnes grosses ou en surpoids vivent une véritable discrimination due à leur morphologie. La personne grosse est associée à une forme de laxisme et d’incapacité à contrôler ses pulsions. Tous les facteurs qui ont pu amener l’individu à prendre du poids et à ne pas s’en sortir sont des excuses. Les gros sont alors considérés comme paresseux, moches, bêtes et sans intérêt. Ces personnes subissent alors des humiliations. Ils se voient aussi fermer la porte de l’emploi voire même de l’espace public en général. Et pourtant comme a pu l’écrire Gabrielle Deydier dans son livre homonyme, « On ne naît pas grosse » ou gros, on le devient…

De cette peur de grossir et de ces injonctions à demeurer mince notamment en Eté, beaucoup d’entre nous vont se jeter par pur réflexe sur le régime restrictif dès les premiers rayons de soleil.

 

L’impact des régimes restrictifs sur le comportement alimentaire

Or, il n’y a pas pire erreur que la restriction et l’éviction pour créer de la confusion dans la prise alimentaire et surtout son rapport à la nourriture. Le Professeur Arnaud Basdevant, médecin endocrinologue et métabolismes de l’Hôtel-Dieu à Paris a lui-même expliqué que « Le meilleur moyen de grossir est de s’astreindre à des régimes restrictifs ». Si l’acharnement au rationnement était la solution miracle à la perte de poids durable, l’expérimentation lui aurait donné raison depuis longtemps. Il a été constaté que dans 95% des cas, les personnes ayant suivi un régime amaigraissant reprennent le poids perdu et même davantage dans les 5 années suivantes.

Pourtant et au commencement est le nourrisson. Le bébé vient au monde avec des besoins primaires que seule la mère peut satisfaire. Par un cri et une gestuelle, il va exprimer ce que la maman comprend comme un besoin de manger. Une fois repu, il boude le sein ou le biberon et régurgite le trop-plein. Tout doucement, il apprend ce que l’on appelle la régulation alimentaire entre faim et satiété. Nous pouvons qualifier ce phénomène d’archaïque tant il répond à des sensations issues de besoins primaires, régulés par des appels hormonaux et énergétiques.

Or, que nous apprennent ou nous inculquent les régimes minceur à répétition? La plupart du temps, quand il ne se résume pas qu’à ingurgiter des liquides, les régimes amaigrissants sont livrés sous forme de protocoles et de menus types avec des grammages, un nombre de calories, une priorisation d’aliments et une éviction d’autres considérés tabous et mauvais.

 

 

On n’écoute plus sa faim, son besoin, ses envies, son plaisir et encore moins sa satiété. Sur la fiche, il est écrit 100 gr de viande blanche, 200 gr de légumes, 1 biscotte allégée et 1 thé matcha. Mais quid du jour où nous n’avons pas la faim pour finir tout cela? On se force à manger par peur de manquer plus tard. Par ricochet, le corps va donc stocker ce surplus dont il n’a pas besoin sur le moment. Un autre jour, on sort de table en ayant encore très faim. Notre besoin énergétique se fera donc sentir et de surcroît sous forme de glucose. On se retrouve obnubilé par une envie irrépressible de féculents ou de sucres. Jusqu’à quand allons-nous tenir dans cette frustration? Et quand nous allons « craquer », qu’est-ce que cela va donner? Y compris sur l’image que nous avons de nous…

Et puis, nous faisons des associations alimentaires erronées. Les courgettes et les endives deviennent des aliments de régimes restrictifs donc associés à la faim, au contrôle et à des sensations désagréables. A l’inverse, tous les plaisirs gustatifs, tous les aliments que nous aimons deviennent des aliments tabous. Dans notre tête, si nous en avons envie, ce n’est pas bien. Si on s’octroie du plaisir, c’est mal. Et en même temps, on associe bien que la source de plaisir immédiat sûre est celle de tout ce qui est interdit : gras, sucre, féculents, etc…

Toutes nos sensations primaires de régulation alimentaire vont passer à la moulinette. On ne sait plus comment manger. Passer à table devient un casse-tête et une source d’angoisse. Et c’est là tout le vice du régime restrictif. Il va générer des émotions désagréables. Or, on sait maintenant que nos émotions sont aussi des régulateurs d’appétit. Toutes nos émotions bonnes ou mauvaises peuvent avoir une répercussion sur nos prises alimentaires, le choix des aliments, les quantités que nous allons manger et la rythmicité de nos prises.

 

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La Naturopathie, précieuse aide aux TCA

Si vous vous retrouvez dans les situations précédemment illustrées, sachez que la Naturopathie peut vous aider à sortir d’une mauvaise image de vous et de cette spirale des régimes amaigrissants et des troubles du comportement alimentaire. Au regard de ces troubles, les spécialistes peuvent parfois manquer d’outils. Un psychologue n’est pas formé à l’Alimentation pour aider la personne à retrouver une Alimentation vivante, comblant les carences et les problématiques indirectes liées aux TCA. De son côté, un nutritionniste pourra manquer d’outils pour accompagner la gestion des émotions.

En parallèle d’un accompagnement pluridisciplinaire, le Naturopathe peut faire le lien entre le corps et l’esprit. L’Alimentation est le premier pilier et le premier levier d’action du Naturopathe. Nous possédons de multiples méthodes pour vous permettre de retrouver du plaisir à manger, notamment en dé-diabolisant certains aliments. Pour exemple, le beurre et tous les corps gras ne sont pas tous mauvais. Certains sont même indispensables au bon fonctionnement du corps humain.

 

 

Nous possédons également un large panel de solutions pour vous apprendre à gérer vos émotions et peut-être votre sentiment d’impuissance ou de manque de confiance en vous. Nous portons aussi une grosse attention à votre corps. Le corps, ce vaisseau qui nous permet de vivre, d’aimer, de manger, de dormir et de jouir de la vie mérite tous les égards. Relaxologie, massage bien-être, cohérence cardiaque, hydrologie, huiles essentielles et plantes bienfaitrices peuvent vous aider à retrouver l’harmonie entre l’assiette et votre corps.

Et puis, n’oublions pas qu’en Naturopathie, le mot « régime » est associé à un protocole d’accompagnement spécifique sur un temps donné : une détox ou une phase de monodiète. Ce même mot peut qualifier une démarche d’adaptation alimentaire en fonction d’un déséquilibre : candidose chronique, régime Seignalet, hypersensibilité intestinale. Et enfin, il qualifiera des choix alimentaires précis, tels que le végétarisme ou le crudivorisme. Le mot régime n’est pas associé à la restriction calorique, ni à la minceur, mais à un type d’alimentation. Les calories et les grammages ne nous intéressent pas…

 

L’Alimentation consciente : une clef pour dire Au Revoir aux TCA

…et pour cause, en Naturopathie, nous partons du principe que l’équilibre est la clef d’une vie épanouie. Il en va de même avec le poids. Si vous entendez vos besoins et les messages de votre corps, si vous prenez le temps de manger, si vous portez attention à l’assimilation des nutriments, la régulation de votre poids se fera naturellement.  En fonction de votre tempérament, de votre constitution et de votre vie, votre corps prendra le poids qu’il doit avoir. C’est ainsi que la notion de standard n’existe plus. Mais n’est-ce pas le propre de la Naturopathie d’avoir une approche individuelle et non standard?

Lors de notre premier bilan de vitalité, nous faisons une analyse fonctionnelle de votre besoin et de la situation. De là, nous pouvons mettre en place un travail sur le comportement en lui-même et entreprendre un véritable changement. L’Alimentation consciente prend alors tout son sens.

 

 

Adaptée de la Psychologie positive et des techniques de la Pleine Conscience, la clef majeure de la sortie des troubles du comportement alimentaire reste l’attention que l’on va porter au geste même de manger. Nous avons évoquer plus haut l’archaïsme de la régulation alimentaire et la fluidité avec laquelle cela doit se passer. L’Alimentation consciente est une méthode simple qui vise à être pleinement attentif à tous ses ressentis. On apprend à identifier la faim de l’expression d’une émotion et ne pas les amalgamer. On réapprend à distinguer la faim, l’appétit et la satiété. On mange à nouveau avec plaisir, notion extrêmement importante pour générer l’appétit. Et surtout, on se défait des injonctions de la minceur, du passage à table à heure fixe, sans faim ou à l’inverse trop affamés. La spirale infernale se referme enfin.

La relation à l’assiette devient libre et légère, la confiance en soi est décuplée et la relation à son corps apaisée. Pour se faire, l’accompagnant, naturopathe ou pas, vous fera faire des exercices de mise en situation pour apprendre à revenir à vous-même.

Comme l’a écrit le Psychothérapeute Gérard Apfeldorfer, spécialiste du comportement alimentaire, mangeons en paix.

 

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L'auteur :

Delphine Baratier Naturopathe

Mordue d’écriture et d’enseignement, passionnée par le corps et la nutrition, je suis convaincue que la Naturopathie est une réponse idéale à quiconque cherche des solutions pour adopter une hygiène de vie favorable, revitalisante et sans prise de tête. Je suis aussi une adepte convaincue et fervente pratiquante de psychologie positive et de pleine conscience. Je pense profondément que notre état de santé dépend de l’écoute de nos émotions, de l’épanouissement de nos pensées, et de la manière dont on regarde la vie.

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