Mon Mémo Nutriments des végétaux




La plupart des articles parlent souvent de problèmes féminins bien que la naturopathie s’adresse à tous. Aujourd’hui cet article sera consacré 100% à vous messieurs ! Et c’est de la prostate que nous allons vous parler ! (Je vois déjà certains grincer des dents ^_^ ! ) Bon allez la peur n’évite pas le danger et en naturopathie la prévention est primordiale. Nous allons donc vous donner quelques conseils naturos pour prendre soin de cette petite glande très précieuse.

Mais au fait la prostate ça sert à quoi ?

Un peu d’anatomie-physiologie

La prostate est une glande  musculaire et fibreuse située juste à la sortie de la vessie.  Ses fibres entourent de petites glandes qui déversent leurs sécrétions dans l’urètre lors de l’éjaculation du liquide séminal provenant des testicules et transportant les spermatozoïdes. Le rôle de ces sécrétions sera de nourrir les spermatozoïdes au cours de leur déplacement vers l’ovule. La prostate participe en effet à la fabrication du sperme. L’urètre, le petit tuyau qui amène l’urine de la vessie vers l’extérieur, la traverse. Ainsi, ses dysfonctionnements impactent directement le système urinaire et la fonction érectile masculine.

Malgré sa petite taille de châtaigne elle est primordiale et sa fonction très importante :

  • Elle entoure le col de la vessie et la première partie de l’urètre, canal d’évacuation de l’urine et du sperme.
  • Elle intervient dans la reproduction en apportant les éléments nutritifs nécessaires au sperme et en produisant un liquide qui le fluidifie.
  • Elle participe également à la préservation des spermatozoïdes en leur fabriquant une enveloppe protectrice.
  • Elle a un rôle très important dans l’éjaculation en elle-même puisque sans liquide séminal, pas de sperme. Elle sert à la formation du liquide séminal, qui permet de garder en vie les spermatozoïdes entre le moment de l’éjaculation et celui de la fécondation.

Après 50 ans que se passe-t-il ?

C’est à partir de cet âge qu’il arrive que la prostate grossisse légèrement, sans forcément poser problème mais il arrive parfois que cette hypertrophie qu’on appelle aussi hypertrophie bénigne de la prostate = HBP ou encore adénome par opposition au cancer prostatique, comprime plus ou moins le canal de l’urètre. Cette compression viendra gêner l’expulsion de l’urine et la vidange de la vessie d’où le besoin d’uriner plus fréquemment et surtout la nuit avec une sensation de vidange incomplète de la vessie, des interruptions fréquentes du débit urinaire, une miction goutte à goutte, un jet d’urine nettement affaibli, le besoin de se forcer pour commencer à uriner. C’est souvent d’ailleurs les premiers signes qui alertent.

L’adénome prostatique est donc une augmentation de la taille de la glande. A ne pas confondre avec le cancer de la prostate, heureusement plus rare.

La plupart des troubles de la prostate sont bénins et se développent lentement toutefois voici quelques signes qui doivent vous pousser à consulter votre médecin :

  • Une miction douloureuse ou difficile, fréquentes et surtout la nuit
  • Une perte de contrôle de la vessie, soit de l’incontinence
  • Un débit et une vitesse urinaire réduits
  • Présence de sang dans l’urine.
  • Sensation de pression dans la vessie et / ou la zone urétrale
  • Avoir le plus souvent une éjaculation douloureuse.
  • Ou bien encore avoir des troubles de l’érection.

 

Adénome ou hypertrophie bénigne, prostatite,  quelles différences ?

Alors vous savez déjà ce qu’est l’adénome de la prostate ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).

La prostatite est une inflammation ou l’infection de la prostate  responsables de troubles génito-urinaires souvent gênants, voire parfois très invalidants en raison d’un inconfort ou de douleurs du bassin. Regroupées sous le nom de  » prostatite subaiguë  » ou de  » prostatodynie  » (dynie = douleur), ces infections sont responsables, si elles deviennent chroniques, d’une altération de la vie quotidienne  : difficultés à rester assis longtemps, à faire une activité physique… et /ou sexuelle.
Les prostatites concernent les sujets de tout âge avec une prédominance pour les hommes de 30 à 50 ans.

>>> Les causes : Les causes plus fréquentes de prostatites sont les infections sexuellement transmissibles (gonorrhea ou chlamydia), les malformations uro-génitale et les stations assises prolongées (ex : en voiture, en avion).

Et le dépistage du cancer ?

Le dépistage est très controversé car il ne permet pas forcément de déceler un cancer de la prostate. Il y a quelques années le toucher rectal était de rigueur ainsi que l’analyse de sang qui va avec  : dosage des PSA (Antigène Prostatique Spécifique) . Aujourd’hui les deux plus grandes études scientifiques internationales présentent des conclusions contradictoires sur ce point. C’est pourquoi, il n’existe pas en France, ni dans aucun autre pays, de programme national de dépistage du cancer de la prostate mis en place par les autorités de santé et qui s’adresserait à tous les hommes de manière systématique.

Cela étant C’est le dosage de PSA qui est actuellement le meilleur test pour la détection précoce du cancer prostatique, stade où il n’y a pas encore de signes cliniques évocateurs , souvent associé à une échographie si certains symptômes (cité ci-dessus) sont présents.

Parce que parler de la prostate reste pour beaucoup tabou, une journée nationale de la prostate a été instaurée tous les 20 septembre. Cette journée mise en place par l’Association française d’urologie (AFU) a pour objectif principal de sensibiliser, d’informer les hommes sur la prostate, de manière à ce qu’ils apprennent à connaître ses fonctions et à reconnaître ses pathologies.

Prévention par la fourchette !

detox

Et oui vous le savez maintenant l’alimentation a un impact certain sur notre santé.Il est donc important d’avoir une alimentation saine et équilibrée, le plus possible BIO.

Faites une belle place aux légumes et particulièrement ceux de la famille des crucifères (choux, brocolis, chou-fleurs …) car ils renferment des composés phytochimiques ainsi que des antioxydants aidant à la prévention des cancers.

Un apport conséquent en omégas 3 : Les poissons gras et huiles végétales riches en oméga-3  comme l’huile de colza, de noix , de périlla …. semblent réduire les risques de cancer de la prostate.

OUI aux aliments riches en zinc. De nombreuses données scientifiques confirment le rôle du zinc dans la santé de la prostate. Les crustacés et les mollusques, les graines de citrouille, les noix de pin, les pacanes, le poisson et les œufs peuvent vous donner un fier coup de pouce à ce chapitre.

>>>>>> Zoom sur les graines de courges : Ces petites graines sont super intéressantes car elles sont riches en Zinc et en omégas 3 en graines à parsemer sur vos salades ou vos légumes cuits ou sous forme d’huile de pépins de courge bio et première pression à froid ( à conserver au frais car elle s’oxyde vite comme la plupart des huiles crues.)

La vitamine E a la réputation de réduire l’hypertrophie prostatique et pourrait donc protéger la glande contre le cancer. Parmi les bonnes sources de vitamine E, on note la margarine, les huiles végétales, les noix et les graines, le germe de blé et les céréales entières.

Le lycopène : une étude menée sur près de 48 000 hommes a révélé que cet élément, présent notamment dans les tomates, les produits dérivés de la tomate, les pamplemousses roses et la pastèque, semble réduire les risques de cancer de la prostate. Les tomates libéreraient plus de lycopène quand elles sont cuites ; cela veut dire que les sauces pour pâtes alimentaires et les soupes à la tomate peuvent être exceptionnellement bénéfiques. Le lycopène étant liposoluble, il est préférable de l’absorber dans un peu de gras mais du bon gras hein? !

Le sélénium : c’est un autre sel minéral qui comporte un élément préventif. On trouve cet antioxydant dans les noix-surtout les noix du Brésil, les fruits de mer, certaines viandes, le poisson, le son de blé, le germe de blé, l’avoine et le riz brun (riz cargo).

Bien s’hydrater avec une eau pure, personnellement j’aime beaucoup l’utilisation du bâtonnet de charbon pour purifier l’eau du robinet en plus c’est beaucoup plus économique que les carafes type brita. Plus d’infos par ici

>>>>>> Zoom sur le jus de grenade : Il est connu pour ses effets anti-inflammatoires et sa richesse en antioxydants, qui ont un effet protecteur contre les radicaux libres. Cette boisson contient également des polyphénols et des isoflavones, que l’on trouve aussi respectivement dans le thé vert et le soja, et enfin de l’acide ellagique, qui jouerait un rôle dans la mort des cellules cancéreuses.

De nombreux ingrédients du jus de grenade sont donc susceptibles d’avoir un effet sur la stabilisation du taux de PSA (Antigène Prostatique Spécifique).

Qu’est ce qu’on limite ?

  • Les produits laitiers de vache en particulier. On sait aujourd’hui qu’une consommation élevée de produits laitiers de vache a été associée à un risque accru de développer un cancer de la prostate. Concernant l’apport en calcium sachez qu’il sera qu’on le trouve facilement dans les végétaux verts par exemple et qu’il est important aussi de vous exposer raisonnablement au soleil pour synthétiser la vitamine D, indispensable à la fixation du calcium.

 

  • Messieurs si vous êtes amateurs de belles entrecôtes grillés sur le barbecue, il va falloir y mettre un frein ! Car les viandes rouges, principalement celles grillées, pourraient favoriser l’apparition de certains cancers, dont celui de la prostate. Idem pour les charcuteries.

 

  • On évite les aliments épicés, la caféine et les substances qui irritent les voies urinaires.

 

  • Un frein sur la consommation d’alcool  et tabac : Et oui ceux-ci augmentent le processus inflammatoire et plus il y a d’inflammation dans votre organisme , plus grand est le risque d’inflammation au niveau de la prostate.

 

  • Frein aussi sur le sucre raffiné qui contribue tous à accroître l’inflammation dans votre système.

Je vous entends déjà entrain de râler par rapport à ces restrictions, personne ne vous demande de manger du fenouil par la racine hein?? mais soyez conscient que votre alimentation à un impact direct sur l’état de vos organes et leur bon fonctionnement. Donc si vous consommiez 4 barbecues de viandes rouges par mois bien arrosés avec des amis et bien passez déjà à un par mois et essayez de découvrir d’autres aliments et mode de cuisson comme des fruits de mer à la plancha !

L’importance de l’hygiène de vie

Il existe certains facteurs qui peuvent accélérer la dégradation de la santé de votre prostate par exemple :

  • Retenir volontairement son urine (souvent ceux qui ont un travail où les toilettes sont un luxe > taxis, chauffeur routier etc…)
  • Les diurétiques et d’autres médicaments peuvent être nocifs pour les reins et la prostate.
  • Le manque d’exercice,
  • la position assise fréquente (là encore les conducteurs sont touchés)
  • la constipation,
  • une alimentation trop riche (on l’a vu plus haut) etc,…
    peuvent accroître les risques d’hypertrophie prostatique.

Certaines règles de bases sont importantes !

Conseil #1  >>>> La pratique régulière d’un sport par contre attention car certains sports pratiqués trop intensivement peuvent trop solliciter le plancher pelvien comme le vélo et l’équitation et aggraver l’adénome.

Conseil #2 >>>> Le maintien d’une activité sexuelle est importante mais dans la mesure du raisonnable de même que le trop peu d’activité sexuelle peut au contraire aggraver l’adénome.

Conseil #3 >>>> Eviter de se retenir longtemps quand on a envie d’uriner et ne pas boire trop le soir pour ne pas distendre trop la vessie qui appuierait trop sur la prostate.

Conseil #4 >>>> Veiller à avoir un bon transit car les selles retenues dans le rectum peuvent en effet appuyer trop fortement sur la prostate et comprimer celle-ci.

Quels outils supplémentaires en naturopathie ?

naturopathie

Vous ne le savez peut être pas , mais le naturopathe utilise 3 techniques dites « majeures » :

  1. L’alimentation ou hygiène nutritionnelle (diététique, nutrition, cures saisonnières, …)
  2. L’hygiène neuropsychique (relaxation, gestion du stress, hygiène relationnelle, relation d’aide, psychothérapies brèves, sophrologie, …)
  3. Les exercices physiques ou hygiène musculaire et émonctorielle.

Puis vient se greffer des techniques supplémentaires comme :

  • L’hydrologie (utilisation de l’eau chaude, froide, tiède, alternée, … locale, générale, … interne, externe, … douches, bains, thalassothérapie et thermalisme, argiles, bains dérivatifs …)
  • Les techniques manuelles -autrefois appelées chirologie- (massages non médicaux de type californien, coréen, Amma, onctions aromatiques, …)
  • Les techniques réflexes ou réflexologie (appliquées au pied, à l’oreille, au nez, dos, … ; shiatsu, méthodes de Knapp, Jarricault, …)
  • Les plantes ou phytologie (revitalisantes, drainantes, adaptogènes) , gemmothérapie (les bourgeons de plantes) et les huiles essentielles ou aromatologie

etc….

Je vais donc en aborder quelques techniques complémentaires qui peuvent apporter un bienfait à la santé de votre prostate, sachant que chaque naturopathe utilisera des techniques qu’il maîtrise et qu’il évaluera selon vos besoins et adaptés à votre personne au moment de votre consultation.

En Phytothérapie (extraits de plantes) :

Je ne donne volontairement pas de dosages, car il est important de connaitre les antécédents médicaux (allergies, prise de traitement qui pourrait interagir avec les plantes) …Une consultation avec un naturopathe vous permettra d’avoir des conseils sur mesure et de vous rendre autonome dans votre santé.

L’ortie dioïque ou grande ortie (Urtica dioica) est connue pour ses vertus anti-inflammatoires. Concernant la prostate elle est intéressante car elle empêche la croissance du tissu prostatique. On utilisera la racine pour cette indication et on la préconise  surtout au début des troubles permettant ainsi de réduire l’évolution de l’adénome et la fréquence des mictions.

Fréquemment associé à l’ortie, le palmier nain ou palmier de Floride (Serenoa repens), anciennement dénommé Sabal serrulata, est l’autre plante associée à la prostate et aux troubles de la miction en phytothérapie.

L’extrait de prunier d’Afrique (Prunus africana ou Pygeum africanum), serait régénérante de  l’épithélium prostatique et posséderait un effet anti-inflammatoire vis-à-vis de la prostate.

Autre plante intéressante  : L’épilobe (Epilobium Parviflorum) qui est traditionnellement utilisée pour les troubles de la prostate, de la vessie et des reins. Cette plante est antioxydante et anti-inflammatoire.

En Aromathérapie (les huiles essentielles) :

Comme pour la phytothérapie, je vous conseille vivement de consulter un aromatologue, et / ou naturopathe car l’utilisation des huiles essentielles demandent certaines connaissances (temps d’utilisation, dosage, interactions, allergie, toxicité etc… ) et un professionnel pourra vous conseiller sans danger.

Certaines huiles essentielles sont  tonifiantes, circulatoires et décongestionnantes. Leur utilisation permet de prévenir l’HBP et s’il est déjà présent d’en réduire les conséquences. Elles vont aussi renforcer la zone urinaire et favorisant la circulation sanguine.

  • L’’huile essentielle de cyprès (Cupressus sempervirens L.) sans doute la plus connue pour les problèmes liés à la prostate. Elle est vasoconstrictrice veineuse,  tonifiante et décongestionnante. Elle a aussi la particularité de réguler  le fonctionnement vésical car elle active sur l’énurésie et l’incontinence.
  • Dans la même catégorie l’huile essentielle de pistachier lentisque (Pistacia lentiscus L.) qui est une HE puissante décongestionnante veineuse, lymphatique et prostatique,. Elle permettra une diminution de la taille de la prostate, bénéfique contre l’HBP.
  • L’huile essentielle de niaouli (Melaleuca quinquenervia viridiflora) est un bon complément et peut participer à la diminution de l’inflammation et de la congestion de la prostate, cette HE est également décongestionnante veineuse et lymphatique.
  • L’huile essentielle de santal (Santalum album)  utile dans un soin par massage pour ses vertus sur la zone urinaire, génitale.

Il existe d’autres HE intéressant mais c’est au praticien de choisir lesquelles seront plus approprié selon vos antécédents de santé.

D’autres techniques fort utiles :

 

 

  • L’ostéopathie peut être également utile dans le traitement des symptômes de l’HBP avec une diminution des fréquences d’urines, l’envie d’ uriner en urgence… L’ostéopathe travaille également sur les articulations du bassin et des lombaires sans  oublier les muscles du plancher pelvien (fesse,entre-jambe, anus). Ainsi, les résultats de l’Ostéopathie sur l’hypertrophie bénigne de la prostate sont suffisamment intéressants pour proposer l’Ostéopathie à tout homme qui souffre de cette pathologie (en complément du traitement médical +/- phytothérapique).

Conclusion naturopathique

Vous l’aurez compris la prévention est PRIMORDIALE  et c’est avec une bonne alimentation, une hygiène de vie correcte et en accord avec son âge, qu’on peut prévenir ! Consulter un naturopathe peut s’avérer utile car il vous donnera des conseils « sur mesure » adaptés à votre personne, étudiera votre terrain et vous donnera tous les outils pour que deveniez « Acteur de votre santé » !

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*Infos : Journée nationale de la Prostate organisé par l’association française d’urologie (AFU) 

*Sources image : i.stock / http://urologie-davody.fr / centre-europeen-prostate-paris /

*Sources :

L'auteur :

Stéphanie Mezerai - Naturopathe & Praticienne en ventouses

Mon intérêt pour les plantes et "le" naturel a toujours été présent dans ma vie surtout à la naissance de mes enfants. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée au fil des années, vers cette formation de naturopathe et d'iridologue, qui est venue consolider mes connaissances personnelles en la matière. Ma première profession étant auxiliaire de puériculture formée en soutien à l'allaitement, cela me permet une approche différente auprès des jeunes mères et aux femmes enceintes. Egalement thérapeute en ventouses (Hijama) Naturopathe-iridologue, je consulte sur Montauban (82)

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